TARIKI FUNERAIRE

Secteur : EQUITY / METIERS DU FUNERAIRE

Date de création : 04/02/2016

Résumé de l'activité :

MÉTIER DU FUNÉRAIRE

Tariki Funéraire aux côtés de la province Nord

 Lorsqu’un décès survient, la douleur des proches se confronte aux réalités concrètes. En dépit de la tristesse de la famille, nombreux sont les détails à régler dans un délai de quelques jours. Chaque commune dispose d’agents formés à gérer les aspects administratifs et les sociétés de pompes funèbres complètent un service à rendre dans le respect des défunts et de leurs familles. Des premiers soins à apporter à la personne décédée jusqu’au transport du corps sur le lieu de l’ultime cérémonie, expérience, savoir-faire et professionnalisme sont des qualités qui s’avèrent d’un grand soutien pour le cercle familial. Néanmoins, plus l’on s’éloigne de la capitale, plus les entreprises de pompes funèbres se font rares. Une réalité face à laquelle Pierre Boano, enfant de la province Nord, souhaite aujourd’hui apporter une solution.

 

Répondre à un besoin

 Apporter les premiers soins, préparer un corps, le conserver, le transporter… Les étapes sont nombreuses dans l’accompagnement d’un défunt et de ses proches jusqu’à l’inhumation. Or, pour prendre en charge chacune de ces étapes, les familles du Nord n’ont d’autre choix, à l’heure actuelle, que de faire appel à des entreprises éloignées.

« J’ai été moi-même confronté à plusieurs décès récents dans ma famille, se souvient Pierre Boano. Et pour un habitant du nord, la situation n’est pas simple : soit nous nous en remettons aux pompes funèbres de Nouméa pour un décès à l’hôpital par exemple, soit les familles se tournent vers les pompes funèbres de Bourail ou une société de transport de corps de Koumac pour un décès dans le nord ».

Des services dont le coût est renforcé par la distance à parcourir. Sans oublier l’absence de lieu de préparation et de conservation des corps dans la région, obligeant à précipiter l’inhumation. Face à ce manque flagrant d’infrastructures dédiées, Pierre Boano a décidé de créer sa propre société, la SARL Tariki Funéraire, pour se mettre au service des familles de la zone Voh-Koné-Pouembout (VKP) et du nord de la côte est.

 

Des premiers soins à l’inhumation

Voilà plus d’une année qu’il y pense. Fort d’une expérience longue et solide dans ce secteur, Pierre Boano souhaite désormais passer à l’action. La société Tariki Funéraire s’installera dès que possible sur un terrain de 52 ares à l’entrée de Koné, un terrain appartenant au GDPL de Baco et loué par l’intermédiaire de la SAEM VKP. Sur place s’élèveront 80m² de préfabriqués conçus spécifiquement pour mener à bien les missions de premiers soins à apporter au corps du défunt mais aussi de conservation du corps, le temps pour la famille de réaliser les démarches, de réunir ses membres, de prendre les décisions opportunes, d’organiser une veillée puis les derniers hommages.

« Le centre funéraire se chargera ainsi de chaque étape, jusqu’au transport du corps sur le lieu de la veillée puis sur le lieu de la cérémonie ».

Pierre Boano disposera d’une salle de préparation, de neuf chambres réfrigérantes et d’un véhicule de transport de corps servant également de corbillard. Pour permettre aux familles de disposer de l’ensemble des services, la société proposera également des cercueils, pierres tombales et décorations funéraires.

 

Le porteur de projet

Porteur de projet

Pierre Boano est un enfant du pays issu de la tribu de Netchaot à Koné.

Au fil des années, il s’est forgé une solide expérience professionnelle dans le secteur funéraire. D’abord en exerçant pendant près d’une décennie au sein des services communaux de Nouméa. En tant qu’agent administratif et employé de morgue, il a acquis un véritable savoir-faire en termes d’accueil des familles endeuillées, de démarches administratives, de gestion des salles et chambres réfrigérantes. Il poursuit son chemin en devenant gardien de cimetière et en veillant sur le contrôle et la gestion des quatre cimetières de la ville de Nouméa. De la tenue des registres au bon fonctionnement des installations dans le respect des règles et des individus, il a ainsi complété son expérience. Enfin, quatre années supplémentaires dans le secteur privé en tant qu’employé de pompes funèbres lui ont donné de nouvelles compétences, principalement en matière d’accueil des familles, de transport de corps et de préparation des défunts, des premiers soins au maquillage final.

Il est prêt aujourd’hui à mettre ses compétences au service des habitants du Nord.